Galerie Dogon et Frères, Dogon, Art primif, art premier, art tribal
Français English
Search :
 
Gallery
  puce   Dogon Masks
  puce   Dogon Wood
  puce   Amulets
  puce   Bronzes
  puce   Bambara Masks
  puce   Bambara Wood
  puce   Puppets
  puce   Small Bronzes
  puce   Ethnic Masks
  puce   Fetish
  puce   Ethnic Wood
  puce   Irons
  puce   Iron and bronze Masks
  puce   Bracelets
  puce   Ring
  puce   Hairpins
 
 
 
 
» Ring
Ring

Le cuivre, le zinc et l’étain étant des matériaux rares et chers, les bijoux en bronze ou laiton étaient réservés aux personnages importants et notamment le Hogon et sa famille.

 

Ces bagues étaient généralement la propriété du Hogon (roi). Elles étaient probablement commandées aux forgerons itinérants du village de Ibi au Pays Dogon ancien village de forgeron, ou du Burkina-Faso voisin, comme la plupart des objets en bronze fabriqués suivant la technique de la cire perdue (un moule unique, une pièce unique).

Le cavalier sur les bagues Dogons est une figure récurrente, les styles et façons sont très variés, au moins autant que de villages et donc de Hogon (roi). Lorsque l’occasion ne justifiait pas le port d’une récade ou d’un bâton de commandement, le Hogon confiait une bague à son messagerpour la durée de sa mission, marquant ainsi l’authenticité du message porté et transmis.

 

Chaque Hogon avait sa propre représentation, à la manière d’un sceau,  permettant ainsi d’identifier le village dont le porteur était issu. Les Hogons les plus riches pouvaient posséder  la même bague en plusieurs exemplaires, les tailles du doigt et de la figure équestre changeaient, d’une part  pour missionner plusieurs messagers en même temps, et d’autre part attribuer à ses fils une bague, dont la grosseur de la figure équestre était en rapport avec l’âge de chacun, il arrive donc parfois de trouver une série de même facture.Plus tard, vers le 19° siècle et début du 20° les grands guerriers et ceux ayant fait preuve de grande bravoure se sont vu autorisés à posséder et porter les bagues et attributs illustrés de figures équestres, afin de les protéger entre autre dans leurs combats et affirmer leur bravoure aux yeux de tous, notamment durant les périodes de colonisation Musulmanes ou Françaises… Toutefois la figure équestre n’est pas la seule figure de style pour les bagues Dogon et l’on peut trouver d’autres représentations traitant divers sujets (animaux, fétiche, cosmogonie,…). Celles-ci étaient attribuées  à la famille royale, aux prêtres gardiens des coutumes ainsi qu’aux sages, guérisseurs, vainqueurs de lutte…elles répondent aux besoins décoratifs, utilitaires et surtout ici, identitaires d’une civilisation évoluée.

 

Il est donc très intéressant de collectionner les bagues Dogon qui sont un reflet de la diversité de cette culture ! Toutes ces bagues fabriquées suivant la technique de la cire perdue demandaient un sens de l’observation très développé ainsi qu’une extraordinaire habilité et dextérité, témoins d’une parfaite maitrise de la matière et du geste de la part des forgerons, un savoir faire transmis suivant  les us et coutumes. L’intervention des religions monothéistes,dès la fin du 19 °siècle,à fait disparaitre progressivement  une parties des traditions ancestrales et avec elles les savoir faire, une des raisons sans doute de la disparition progressive de la réalisation de ce genre de bagues.

 

Si la plupart des bijoux en fer ou en bois ont disparu avec l’usure du temps,  il n’en n’ait pas de même pour les bijoux en bronze, toutefois ces derniers sont assez rares car bien souvent ils accompagnaient le défunt dans sa dernière demeure. Il a été découvert dans les mêmes sites quelques exemplaires de bagues en terre cuite…